Chuuut ! Je parle...
lundi 28 octobre 2013
Un clou chasse l'autre
En choisissant ici, je me suis volontairement éloignée de certaines personnes de mon passé virtuel.
Parce qu'il y a toujours un moment où tu finis par ne plus vouloir qu'unetelle ou unetelle te lise. Parce que c'est plus ta copine au fond.
Ici sur blogspot, à la différence de l'ailleurs, on a la possibilité de savoir combien de gens nous lisent.
Au début c'est excitant.
Puis ça passe et tu regardes même plus.
Parce tes pages sont vues, certes, mais il n'y a plus aucune interaction.
Ton blog c'est un peu comme un mur devant lequel on passe mais on ne s'arrête plus.
Oh je serais bien ingrate de jeter la pierre.
Et ce n'est nullement mon intention.
Chacun à sa vie, son train train, ses obligations.
Ici j'ai commencé à partager avec vous, cet instant extraordinaire qu'est la découverte d'une grossesse.
Ces moments si banals de l'extérieur mais tellement bouleversants pour moi et mon entourage.
Ce sont des instants volés que je raconte ici, comme la semaine dernière où j'ai "vu" mon bébé et entendu son coeur.
C'est bête mais j'ai pas envie que ces moments, mes instants précieux soient comme un mur insipide qu'on ne calcule pas.
Parce qu'au fond ce qui me fait du bien, ce n'est pas d'écrire ou d'avoir tant de vues sur mon article; mais plutôt d'envoyer un petit SMS à mon entourage proche après une écho et d'avoir en retour un petit mot presque aussi heureux que moi de lire ce que je raconte.
C'est de partager.
Je ne retrouve pas ça ici.
J'ai conscience également du peu d'intérêt que présentent mes articles.
Mais comme je n'ai pas envie d'attendre de ce blog ce qu'il ne peut pas me donner, une fois de plus, j'arrête.
Je vous souhaite à toutes une bonne continuation :)
Chuuut !
jeudi 24 octobre 2013
Un petit rictus...
J'ai revu mon bébé ce soir.
Parce que Oui, c'est pas que dans ma tête, je suis bien enceinte hein, et y'a une petite graine qui a bien poussé et qui ressemble à un mini bébé dans mon ventre.
Je l'ai vu !
40 mm de bonheur et un coeur qui bat.
Autant dire que je suis bien rassurée.
Monsieur Gygy, m'a sorti tout l'attirail : déclaration de grossesse, écho des 12 SA à faire, PDS...
Bref la totale !!
Yaplukà attendre un peu.
Je ferai tout ça juste avant de partir pour nos 17 jours de lune de miel.
Il a pas été très enthousiaste à l'idée que nous partions si loin et avec autant de route mais le risque 0 existe nul part, et comme il dit, au fond, certaines femmes perdent un bébé alitée, sans rien faire.Alors...
On va croiser les doigts et bouffer du spasfon en prévention.
Sinon, il m'a redemandé mes dernières règles et selon la mesure pour lui cela correspond, ce qui me paraît étrange, sachant exactement quand j'ai ovulé.
Enfin bon c'est pas très important, le principal, c'est que mon bébé soit pile à la bonne taille.
J'en serai donc à 10 SA+5, finalement.
Voilà mes chères lectrices,
Pas de flan, ni d'article philosophique ou humoristique ce soir, je vais aller m'avachir devant le replay de babyboom, le sourire aux lèvres.
Je vous embrasse !
Chuuut !
jeudi 17 octobre 2013
Fort Minable
C'est un peu comme ça que je me sens ce soir.
Quand on est rentrés de nos vacances cet été, c'est moi qui ait soudoyé l'homme de partir en voyage de noces quand l'hiver arriverait.
Il n'était pas chaud mais je l'étais pour deux et je l'ai convaincu.
Je vais retranscrire exactement ce que je pense aujourd'hui avec les larmes qui mouillent mes joues.
J'ai plus envie d'y aller.
Bien sur que j'en crève d'envie mais je ne veux plus.
J'ai peur, cela me tétanise.
Je me vois dire au-revoir à mon fils et je réalise que c'est peut-être la dernière fois que je le serre là contre moi.
Aujourd'hui, j'ai ouvert le journal et je suis tombée sur cet article qui parlait d'un crash aérien.
J'ai eu un électro choc.
J'ai gardé tout en moi jusqu'à ce soir.
Mais sur le chemin du métro, je ne pouvais plus arrêter de sangloter.
Comme si une chose terrible était arrivée.
Je ne sais pas comment le dire mais j'aime tellement mon fils, je ne veux pas être séparée de lui à tout jamais.
Déjà ces 17 jours, des fois en y pensant, cela m'étouffe et je me demande si j'y arriverai.
Comme je m'en veux de nous être infligé cela.
De tout risquer.
De perdre l'être qui est le plus cher et le plus essentiel à ma vie et à ma mort aussi.
J'ai jamais ressenti ça je crois.
Désolée de ces larmes, mais j'ai vraiment trop mal au coeur ce soir.
Chuuut !
lundi 14 octobre 2013
La complainte de la baleine farcie à la tomate
Tu s'excuses ( et non pas tu sexes...) mais ce soir c'est "chouinage party".
Je suis pas contente. Je suis même vénère et agacée.
Contre moi pour commencer.
Parce que je bouffe n'importe quoi, et que je suis complètement asservie par mes envies.
Je erre dans les rayons du supermarché jusqu'à temps que la salive commence à goutter.
Je prends et je mets dans le panier.
Ainsi ce matin des "fils" et des "langues de chat" comme je les appelle se sont retrouvés imprimés sur mon ticket. (des bonbecs copines)
C'est pas ma faute à moi...
Puis je suis rien qu'une nullarde. Tous les soirs depuis au moins 3 semaines, je procrastine, les révisions de ce concours qui pourtant me fait espérer une possible meilleure vie après mon congé maternité.
Je rêve que je révise, que je déchire mon concours mais quand je me réveille, j'en suis toujours au chapitre 1 des révisions de maths.
C'est pas ma faute, hein...
L'homme me fait chier, clairement il me casse les couilles.
Déjà quand chaque fois que je hausse la voix contre le petit ou prends l'initiative de le punir, il me regarde avec ses yeux culpabilisants et me décrédibilise devant mon fils à base " mais il a pas fait exprès" ou "vas y doucement quand même.."
Envie de meurtre numbeur oine.
C'est pas ma faute, pas vrai ?
Quand je rentre harassée par ma journée, que j'ai mal au crâne et qu'il me demande qu'est-ce qu'on fait à manger ce soir ?
On ? Moi je fais rien, je suis trop creuvée !
Et là Monsieur m'explique comment sa journée à travailler à la maison est tout aussi fatigante que la mienne avec mes 3 métros bondés, les marches à gravir, les couloir à courir, le patron à supporter dans mon dos toute la journée, les yeux à essayer de garder ouverts quand je pique du nez, les nausées, les maux de tête, les 3 métros pour rentrer de nouveau bondés, les marches, les couloirs....la grossesse...
Mais non, moi j'ai pas le droit de dire que c'est pire que lui...non...
Envie de meurtre numbeur tou..
C'est pas ma faute ?
Et le pompon sur le haricot, c'est mon ourson, mon minus, mon mini chieur, mon casse couille en puissance que je vais laisser en larmes dans un mois et qui en ce moment est exécrable.
Il tape, grimace, se fout de nos gueules, n'écoute pas, désobéit, râle pour un rien, ne tient pas en place 2 minutes..
Bref il me les brise sévère !
C'est pas ma faute pourtant.
Bien envie de prendre quelques congés de tout moi...mais....
Chuuut !
mardi 8 octobre 2013
Baleine en devenir
J'ose plus grimper sur la balance.
Déjà ?? ouais...on est mal hein...
La dernière fois que je me suis pesée, je mangeais sain : des légumes, des fruits..; j'avais banni les pâtes, la viande, le riz, le pain, les trucs gras.
Tu veux que j'te dise ce que j'ai bouffé aujourd'hui ?
Non? ben tant pis...j'te l'dis quand même...
un pain au chocolat (ptit dej), un sandwich + un grillé aux pommes + un pain au fromage (midi) et ce soir : pâtes !!!!!!
Je crois qu'on peut déjà me faire rouler par terre hein.
Je me revois dire à ma mère quand je lui ai annoncé ma grossesse "Nan mais cette fois ci, je ferai pas n'importe quoi.."
Mouais, la blague...
Je suis en train de perdre toute crédibilité auprès de moi-même (pour commencer, mes collègues, à qui j'ai rabaché depuis 3 mois que le pain, c'est mauvais pour la santé, les trucs sucrés aussi...
BREF !! Ca me dépite !
Et demain, y'a un pot au bureau, ça m'agace...va falloir user d'un stratagème pour pas me faire griller que je bois pas d'alcool. Et en plus figure toi que mon ventre a décidé de commencer à pointer sévère.
Pas étonnant avec tout c'que je bouffe (et que mon transit est sacrément ralenti) !
J'espère au moins que ma petite graine pousse bien.
Demain : 8 SA....
Chuuut !
samedi 5 octobre 2013
Fusionn'elles
Il me tient à coeur de coucher ici un ressenti qui m'anime depuis quelques temps.
Ce blog je l'ai débuté et il n'y en a plus aucune trace parce que je souffrais d'une relation amicale passionnée.
En fait je dois dire que je n'avais jamais vécu ce genre de relation avant le virtuel.
Avant les "rencontres", les "coups de coeur", les échanges de ce qu'on ne dit à personne d'autres qu'à son blog et donc aux copinautes.
Mes amitiés étaient fortes et proches mais pour autant que je me souvienne jamais passionnelles.
Je ne pensais même pas cela possible en fait.
Pour moi la passion était réservée aux relations amoureuses, dans mon cas : hommes/femmes.
Puis ça m'est tombé dessus une première fois.
Et comme cela fait quand on ne comprend pas ce qu'il nous arrive, ce sentiment que l'on pense déplacé, on le vit mal, et on rejette.
C'est ainsi qu'à coups d'éclats, nos chemins se sont séparés. Dans des conditions horribles pour moi. Pour elle aussi, je crois.
Puis le temps a passé et nous nous sommes retrouvées.
Maintenant c'est une relation amicale apaisée et "normale" que nous vivons. Et j'en suis la première heureuse.
Mais entre temps, j'ai rencontré la deuxième passion.
Puissance 10 que la précédente parce que nous acceptions ce que nous vivions et que même si la langue française n'avait pas de mots pour nous "catégoriser", on s'aimait nous, sans pour autant penser que c'était ambigüe ou déplacé.
Là encore après les mois de fusion, de conflits explosifs, aujourd'hui, nos vies sont définitivement désunies.
De la même manière plus ou moins que la précédente histoire, c'est à dire que c'était encore moi qui subissait son choix.
Entre refus d'accepter la situation et tristesse de la perte de l'être, j'ai d'abord continué de m'accrocher à un numéro sans jamais plus avoir qu'un mur en face.
Et puis, un jour, pas trop longtemps après en fait, l'amour était parti.
Tiens ça me fait penser à la chanson de Rose.
Oui c'est ça en 1 semaine de temps, je peux le dire, je ne l'aimais plus.
Aujourd'hui, cela fait déjà quelques semaines que je m'en suis rendue compte, je peux le dire, comme une droguée sevrée, les relations passionnelles sont loin derrière moi.
J'ai mes amies, mes relations simples, pas compliquées et je veux que cela continue comme ça. Je ne veux plus jamais dépendre de quelqu'un d'autre que de ma famille pour me sentir bien.
Chuuut !
jeudi 3 octobre 2013
toudoudoum toudoudoum toudoudoum
Mon Dieu, mon chat vient de se lâcher dans sa litière, je crois que je vais mourir.
Entre ça et les odeurs de parfum mes hauts le coeur balancent.
Ce soir j'avais pris rdv chez docteur gygy.
Ponctuel d'habitude, là il m'a fait poireauter 3/4 d'heure.
Moi et mon stress, moi et mon fils surexcité, moi et mon mari avec son abcès.
Moi qui accessoirement avait du demander à partir plus tôt pour rien donc....
Tu crois qu'il se serait excusé ?
Bref, les humains... hein...
Bon il a pas tergiversé, en 2 secondes, j'étais dans la salle d'écho.
Et là, mon coeur, je crois a du s'arrêter et tout un film s'est monté dans ma tête.
Oui il me montrait la vesicule vitelline, oui il me montrait le sac embryonnaire, oui il me montrait le coeur sauf que quand il voulait me le faire entendre....bah rien...
Qu'un battement de temps en temps et une ligne bien droite sur le moniteur.
J'attendais qu'il m'annonce la nouvelle. Qu'il me dise que c'était mort, qu'il n'y avait plus rien. Que tout ce que je m'étais imaginé arrivait.
Et puis nan, je lui ai demandé : "y'a pas de coeur qui bat ?"
Là il m'a donc mis l'appareil sur le ventre parce qu'apparemment à l'intérieur ça ne facilitait pas la tâche et là enfin, des battements clairs sont apparus, des zigzags sur le moniteur et des "toudoudoum toudoudoum toudoudoum" doux à mes oreilles.
J'avais la banane jusqu'aux yeux.
Mon bébé a un coeur qui bat !!!!!!!....à 157 bpm !!!!!!!
Par contre, je n'ai pas fini de me stresser puisque selon lui l'embryon est "trop petit" par rapport à mes dernières règles.... Tu crois pas qu'il aurait pu fermer sa bouche au lieu de m'dire ça ???
Quand il a vu ma mine déconfite et mes angoisses, il a tenté de me rassurer par rapport au fait que mon ovulation devait être tardive... mais il n'empêche....il a insinué le doute dans ma tête.
Le doute qui appelle le stress et les angoisses...
Tu me diras j'ai pas fini, hein...
Pour la peine, on s'est fait un macdal ce soir.
Et voir toutes mes bonnes résolutions nutritionnelles tomber pour cause de nausées des aliments sains c'est quand même fichtrement ironique...
Chuuuut !
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